STAGE de recherche sur les drones F/H
L'École navale
Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel sous tutelle du ministère des Armées, l’École navale est une école militaire située sur la presqu’île de Crozon, dans le Finistère.
L’École navale, qui délivre un diplôme d’ingénieur reconnu par la Commission des titres d’ingénieurs, forme chaque année environ 300 élèves officiers de Marine et assure la formation de plusieurs spécialités maritimes du personnel de la Marine nationale, ainsi que plusieurs masters civils.
Ce sont ainsi 2 300 élèves qui passent dans l’établissement chaque année. L’École est également ouverte sur l’extérieur de par sa dimension « recherche », en partenariat avec le monde de l’industrie. Elle s’appuie pour cela sur son Institut de Recherche et d’Études Navales (IRENav).
Plus de 400 personnes civiles et militaires concourent à ces différentes missions et participent ainsi au développement de l’École navale, dans le double écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de celui du Ministère des Armées.
L'Institut de Recherche et d'Études Navales (IRENav) est le support de la recherche et de la formation scientifique. Institut pluridisciplinaire, il est labellisé par l'HCERES et est reconnu Unité de Recherche (UR 3634) dans le cadre de la contractualisation des laboratoires Arts et Métiers ParisTech. Ses équipes de recherche s'inscrivent dans quatre axes :
Axe 1 - Analyse et modélisation de la donnée maritime.
Axe 2 - Acquisition de la donnée et compréhension des phénomènes physiques.
Axe 3 - Conception et optimisation de vecteurs et systèmes navals.
Axe 4 - Cultures du commandement et facteurs humains.
Le stage s’inscrit principalement dans l’axe n°1.
Vos missions
Sujet du stage :
Détermination du positionnement opérationnel d’un drone à partir de graphes de scène d’images aériennes - projet TECTONIC
Contexte :
Le projet de recherche TECTONIC cherche à répondre aux enjeux liés à la résilience de la localisation et de la navigation autonome des drones (aériens) en environnement terrestre, en proposant i) une architecture système permettant la navigation autonome et ii) une méthodologie de navigation embarquée sans GNSS et sans communication (complémentaire à une navigation par GNSS), qui permet de détecter les erreurs de positionnement GNSS, puis de proposer une alternative de positionnement robuste face à l’emploi de techniques de brouillage ou de leurrage GNSS.
Problématique :
TECTONIC a pour objectif de développer une preuve de concept de navigation par corrélation de terrain utilisant l’imagerie dans le domaine visible, et cela grâce aux techniques de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle (IA). L’IA est utilisée pour la représentation sémantique de l’environnement et de la mission, ainsi que pour le traitement des images acquises par le drone à des fins d’identification des objets nécessaires au positionnement opérationnel.
Les développements réalisés sur le système de navigation autonome nommé ADAMAS (Autonomous Decision-making And mission Management System) et sur la base de connaissances (modélisation à base d’ontologies) répondent aux objectifs de la phase de navigation autonome du projet. Ces travaux ont été publiés dans la revue « Robotics and Autonomous Systems » (Elsevier) [Ligneul et al., 2026]. Ils montrent des premiers résultats encourageant en termes d’expérimentation sur tous les types de drone (aérien, sous-marin, de surface) en raison de l’approche haut-niveau de la modélisation qui a été réalisée dans cette phase.
A la différence de la phase de navigation autonome, la phase de positionnement à partir d’images acquises par le drone a été restreinte à la navigation aérienne. L’approche qui a été privilégiée est d’étudier les performances de différentes approches de localisation selon la typologie du terrain (environnement urbain, péri-urbain, extra-urbain, montagneux). Nous pensons que l’estimation de la position du drone sera plus fondée sur un ensemble de méthodes à disposition – ayant des performances différentes selon la typologie du terrain – que sur une méthode unique. Nous avons donc fait le choix de répartir le travail entre les différents partenaires du projet afin d’étudier certaines méthodes de localisation, dont une méthode fondée sur les graphes de scène.
Référence :
[Ligneul et al., 2026] Clément LIGNEUL, Éric SAUX, Yassine RUICHEK and Yannis HARALAMBOUS, Integrating Ontology with Automated Action Planning for Autonomous Drone Mission Management System, Robotics and Autonomous Systems, Elsevier, Volume 202, 2026, 105460, ISSN 0921-8890, https://doi.org/10.1016/j.robot.2026.105460. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0921889026001338)
Travail demandé
Le stage consiste à contribuer à la mise en place de la méthode positionnement développée à l’École navale à partir de graphes de scène.
Concernant cette problématique de positionnement opérationnelle d’un drone aérien à partir d’images aériennes, les travaux demandés dans le cadre du stage visent à :
Assurer une veille sur les méthodes de positionnement/navigation sans GNSS en « outdoor ».
Finaliser la mise en œuvre et évaluer la méthode de positionnement « absolue » par graphes de scène (définition d’un benchmark, fine-tuning, évaluation, comparaison).
Intégrer la précédente méthode pour le recalage de la centrale inertielle.
Environnement de travail et co-encadrement
Le stage s’effectuera dans les locaux de l’Ecole navale (Lanvéoc, Finistère), au sein l’axe 1 de l’IRENav « Analyse et modélisation de la donnée maritime ». Le stage sera co-encadré par M. Clément LIGNEUL.
Mots clés : Informatique, simulation, IA, traitement d’image, positionnement.
Environnement militaire d’une école de formation initiale d’officiers avec accès soumis à autorisation (enquête de sécurité).
Votre profil
Diplôme préparé : Master ou école d’ingénieur parcours en informatique (IA, traitement d’images).
Maîtrise de la programmation dans plusieurs langage (Python, C++, etc.).
Bonnes capacités de rédaction scientifique.
Maîtrise du français et de l’anglais (lu, écrit, parlé).
Bonne capacité/disposition au travail collaboratif.
Bonnes capacités relationnelles et humaines, dynamisme et charisme.
Conditions et avantages :
Rejoignez un environnement de travail stimulant au sein d’un site exceptionnel et bénéficiez de nombreux avantages :
une restauration sur place aux frais du stagiaire (avec une participation de l’employeur) ;
un accès à des activités sportives et de loisirs ;
des solutions de transport gratuites depuis Brest et Daoulas (arrêt au Faou, Tal-ar-Groas et Lanvéoc).
Intégrer une équipe de recherche pluridisciplinaire, dynamique et engagée dans des problématiques de pointe ;
Travailler sur un sujet d’actualité majeur, à l’intersection de l'informatique, des drones et de la défense.
Tuteurs :
M. Eric SAUX, MCF en informatique à l’École navale ;
Co-encadrant M. Clément LIGNEUL, Doctorant sur le projet TECTONIC à l’École navale.
Localisation : Lanvéoc, Finistère (29).
Laboratoire de recherche : IRENav (UR3634)
Durée du stage : 6 mois maximum, à partir de février 2027
Gratification mensuelle dans le cadre d’une convention de stage.
Les candidatures sont à transmettre avant le 15/11/2026, sous la référence « STG_DRI07_Drones », à recrutement@ecole-navale.fr
Dossier de candidature :
Curriculum vitae,
Lettre de motivation,
Attendus pédagogiques du stage et dernier relevés de notes (année N-1 et année en cours si disponible),
Optionnel : le cas échéant lettre de recommandation ; portfolio ou présentation de projet(s) personnel(s)/scolaire(s) ; ou tout autre document que vous jugerez utile.
- Département
- Recherche
- Localisation
- Site de l'École navale
- Type de contrat
- Stage
À propos de École navale
L’École navale, située dans un cadre exceptionnel de 110 hectares sur la presqu’île de Crozon, bordée par la rade de Brest au Nord et la baie de Douarnenez au Sud, est l’institution de formation des officiers de la Marine nationale. Ce véritable creuset de l’excellence maritime forme des officiers de tous horizons, des marins d’État relevant de certaines spécialités, ainsi que des étudiants en master et doctorat. Sous statut d’établissement public sous tutelle du ministère des Armées depuis 2017, elle assure ainsi des missions d’enseignement supérieur et de recherche, forte de son Institut de Recherches et d’Études Navales, au profit d’environ 2000 élèves par an, soutenus par une équipe dynamique de 400 personnels permanents (militaires, enseignants, enseignants-chercheurs, administratifs et techniques).